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Modifié le 18 janvier 2003
Payer le travail émotifCe texte a été fait pour montrer au Groupe de travail sur l'équité salariale du Ministère de la Justice du Canada comment et pourquoi introduire la dimension du travail émotif dans les systèmes de description des emplois. Il propose d'intégrer dans les descriptions d'emploi des notions nouvelles en psychologie. Les systèmes actuels décrivent les efforts intellectuels, les conditions de travail et l'imputabilité, mais il manque des aspects émotifs du travail qui sont souvent importants dans le travail fait par des femmes. Si on décrivait ce travail et qu'on lui donnait une valeur, les femmes y gagneraient. Les hommes y gagneraient aussi en apprenant plus facilement quoi faire pour réussir. Limiter la dépressionUn ajout récent reprend une présentation faite au Colloque 2002 de la SQPTO de la société québécoise de psychologie du travail et des organisations. Le colloque portait sur la difficulté de concilier la productivité et les besoins humains. Ce texte s'intitule La richesse psychologique des nations, Il propose qu'il faut penser et agir au niveau politique pour contrer le défaitisme qui crée la dépression, un défaitisme qui crée cette fuite devant le travail. Réaction honteuse qui était le symptôme d'une maladie mentale il y a seulement quelques années, le dépression est maintenant apprivoisée et chic. Les gens civilisés ne sont-ils pas plus raffinés et plus sensibles? La dépression est une simple liste de symptômes qui n'ont pas une signification autre que l'absence de motivation, un ralentissement moteur et quelques autres comportements faciles à simuler. Les experts qui définissent la dépression font en même temps la promotion de leurs services. Ils ont prévu de séparer entre eux les revenus de la dépression. Il est question d'en faire une maladie professionnelle pour bureaucratiser ce sentiment d'impuissance personnel et unique. Dans le magazine Elle de décembre 1998, le président de l'American Psychological Association déclaraiti: "Nous sommes deux fois plus riches qu'il y a 40 ans, mais 10 fois plus susceptibles d'être déprimés." ("We are twice as rich as we were forty years ago, but we are ten times more likely to be depressed. At some point in our lives, 15 to 20 percent of us will fall prey to a severe depression, and about half will experience a milder form. And while the average age of a person suffering her first depression was once thirty years old, says Seligman, today the average onset age is only fifteen. Women are at an even greater risk, as they report twice the rate of depression as men (the good news is that they also report twice as much happiness). But the bad news continues. Within the last forty years, according to several studies, the divorce rate has doubled, juvenile crime has quadrupled, and suicide among teenagers has tripled." le texte original provient de http://www.apa.org/releases/days.html) Il faut savoir comprendre les gens, pas seulement se plaindre de pressions indues de la part du milieu en supposant que personne ne peut y résister et qu'il n'y a pas de différences au niveau des habiletés, intérêts, etc. Dans le cas d'un retour dans un poste allégé, il faut aussi se demander si ce qui est moins exigeant selon les systèmes d'évaluation des emplois est vraiment allégé pour la personne. Nous proposons donc une optique positive pour favoriser l'engagement au travail. Les sujets qui ne se sentent plus capables de continuer doivent être évalués afin de constater pourquoi ils ne peuvent plus ou ne veulent plus faire le travail. |