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Les statistiques et la psychométrieLes psychologues sont devenus des professionnels de la relations d'aide et leurs clients ne veulent pas être des statistiques. Les cliniciens abordent leurs clients un à la fois avec beaucoup d'ouverture d'esprit. Historiquement, l Les chercheurs les ont adoptées dans toutes les sciences. En psychologie, les
chercheurs ont assimilé la psychologie différentielle à la recherche vers 1950.
Ils ont réduit la psychométrie à la fabrication des mesures. La psychométrie
c'est faire les mesures, mais aussi les appliquer à des cas particuliers. Les
Comme les psychologues praticiens sont maintenant des cliniciens. Ils ne veulent pas décrire les gens, mais les changer. Ils ont une vision de l'individu qui ne favorise pas les explications innées, l'existence de traits fixes qui ne changeront pas. Ils aiment penser que leurs efforts porteront des fruits et que les gens sont malléables, ce qui est bien compréhensible. Il ne faut pas plus compter sur eux que sur les chercheurs pour étudier les différences individuelles stables. Les programmes d'étude en psychologie ne forment plus des cherhcuers, mais des cliniciens. Il en a résulté un déclin de l'influence de la rigueur en psychologie et aussi de l'enseignement des statistiques. Elles demeurent un véhicule excellent pour argumenter avec des données de recherche. Elles servent aussi à identifier les différences individuelles, ce que nous faisons, mais peu de spécialistes ont cette perspective.
Du mensonge à la gestion des risquesLe premier ministre anglais Disraeli, au tout début de l'utilisation des statistiques qui étaient alors les mathématiques de l'État, disait "Il y a les mensonges, les maudits mensonges et les statistiques". D'autres malicieux ont dit ensuite que les statistiques étaient la forme scientifique du mensonge. Les statistiques ne sont en fait qu'une façon bien structurée de présenter des arguments. Elles permettent de structurer les arguments, mais il reste à argumenter et à porter des jugements. Un sondage politique qui dit que le parti X n'a plus la faveur demande à être expliqué. Tous les calculs du monde doivent présenter des faits et laisser ensuite la place à des jugements. Ceux qui cherchent des vérités absolues dans des calculs statistiques seront nécessairement déçus. En fait, la science dans son ensemble n'offre plus de vérités absolues. Elles offres des idées qui sont condamnées à être remplacées un jour par d'autres idées qui seront meilleures. Les résultats à des échelles de tests ne sont pas des réponses, mais une façon de poser le problème. Si les chercheurs sont contents d'avoir de bonnes théories, les gens d,action doivent prendre des risques. Ils doivent interpréter les résultats aux mesures à partir d'idées et donner du sens aux chiffres. Ils doivent prendre le risque de se tromper. Benjamin Franklin disait: «Il y a bien des manières de ne pas réussir, mais la plus sûre est de ne jamais prendre de risques.» Au delà des statistiques qui servent aux chercheurs pour argumenter, les praticiens qui utilisent des mesures doivent gérer les risques. L'enseignement des statistiquesBarbara Byrne de
l’Université d’Ottawa démontre dans un article de Psychologie canadienne que le
leadership des psychologues dans le domaine des statistiques n’est plus une
réalité. Elle a eu le prix de la société canadienne de psychologie pour
l’éducation et la formation.
Le titre d'un autre article montre que l’idée d'un déclin n’est pas nouvelle:
Note sur le déclin continu de la formation en Mesure au niveau du doctorat
Selon Byrne: “La formation en psychologie a refusé de reconnaître que la mesure est la base de toutes les autres poursuites scientifiques” (p. 77). Les statistiques dans d'autres domainesAu moment où la psychologie dans son ensemble devenait une activité de relation d'aide et non plus un domaine de recherche, d’autres facultés et d'autres professionnels ont apprécié les statistiques. Le domaine de la mesure est bien vivant, mais il n’est plus l’apanage des psychologues. Les méthes de recherche scientifique sont moins enseignées en psychologie, mas elles le sont maintenant plus dans d'autres domaines. Par exemple, les conseillers d’orientation sont devenus un ordre professionnel qui consommait beaucoup de tests dans les années 1960. De leur côté, les orthophoniste et les spécialistes de l’éducation apprennent les méthodes de construction de tests. Ces méthodes ont été développées en psychologie d'abord, mais elles ont suivi les spécialistes des professions satellites de la psychologie. Les sexologues, les travailleurs sociaux et les médecins sont des exemples parmi bien d'autres de professions qui ont apprécié la rigueur des statistiques. Les médecins de pratique générale utilisent de plus en plus la méthode des tests pour valider des questionnaires dans le domaine de la santé physique (Steriner, D.L., et Norman, G.R., (1995), Health Measurement Scales, Second Edition, Oxford U. Press, NY). On exige maintenant des médecins plus qu’un diagnostique sur la présence ou l’absence d’une maladie. On cherche à quantifier à quel degré une personne est malade. On cesse de chercher un degré magique de sévérité qui commande un diagnostique positif sans tenir compte de l’ensemble de l’état de santé du patient. Ce que veut dire un résultat à un testDe façon plus générale, les statistiques permettent de prédire ce qui va se passer dans un groupe, mais ne permettent pas de dire quoi que ce soit au sujet d'un sujet en particulier. Une compagnie d'assurance peut faire des profits parce qu'elle sait combien de gens d'un certain âge vont mourir dans l'année qui vient ou combien d'accidents auront lieu. Elle ne peut cependant pas dire qui va mourir ou qui aura un accident. Si les gens pouvaient savoir quand ils vont mourir, ils ne prendraient pas d'assurance. Au niveau des résultats individuels aux tests, nous avons une limitation du même genre. Un résultat élevé à une mesure psychologique veut dire que la personne fait probablement partie d'un groupe qui partage les traits de cette mesure. Cela ne veut pas nécessairement dire que la personne a beaucoup le trait mesuré. Il faut d'autres conditions pour arriver à la deuxième conclusion et cette nuance est importante quand c'est le temps d'interpréter. Par exemple, nous utilisons nos mesures pour comprendre les gens, mais nous n'avons pas de règles qui disent qu'il faut 60, 70 ou 80 sur une échelle pour devenir comptable. Cette façon de faire suppose que les mesures disent qu'une personne qui a 60 a moins le trait mesuré que la personne qui a 80. Les résultats ne permettent pas de dire exactement cela, même si c'est ainsi qu'on interprète souvent les résultats aux tests. Les résultats aux tests permettent d'organiser des arguments basés sur les résultats, mais les résultats ne sont pas des arguments en soi. Pour donner du sens à des résultats de tests, il faut comprendre le sens des mesures et donner un sens à chaque mesure qui dépend du sens des autres mesures disponibles. Une formule permet de dire qu'une personne est obèse en tenant compte de sa grandeur et de la grosseur de ses os. Une personne de 250 kilos sera nécessairement obèse, mais c'est un cas extrême. Dans la majorité des cas, le poids a un sens par rapport à d'autres mesures. Conclusion
Par ailleurs, toutes le facultés forment maintenant les étudiants à la mesure et aux statistiques. S'il reste quelque domaine spécifique aux psychologues, c'est celui des tests qui permettent de comprendre l'ensemble de la personne et sa dynamique. Encore faut-il vouloir le faire. Enfin, il faut apprécier le travail des chercheurs qui font des mesures des différences individuelles pour prouver qu'un groupe A est différent d'un groupe B. Leur travail peut être utilisé à des cas pratiques dans bien des cas à la suite d'une adaptation. Les praticiens doivent donc apprécier leur aide, mais il n'est plus question qu'ils disent comment interpréter des tests.
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